Journée internationale pour l'élimination des violences faites aux femmes
25/11/2025
Tous UNiS pour mettre fin à la violence numérique contre les femmes et les filles (thème 2025)
La violence à l’encontre des femmes, qu’elle soit le fait d’un partenaire intime ou de nature sexuelle, est un grand problème de santé publique et une violation majeure des droits de la femme.
D'après l'ONU, au cours de sa vie, une femme sur trois est victime de violence physique ou sexuelle de la part d’un partenaire intime ou de violence sexuelle de la part de quelqu'un d'autre que son partenaire – soit environ 736 millions de femmes, un nombre qui est resté en grande partie inchangé au cours de la dernière décennie*. Les nouvelles formes de violence exigent une attention urgente dans 12 pays d'Europe et d'Asie centrale.
La violence à l’égard des femmes persiste à des taux alarmants**.
Principaux faits et chiffres sur la violence à l'égard des femmes et des filles (dans le monde)
- 0 millions de femmes (1 femme sur 3) subissent des violences physiues ou sexuelles au cours d leurs vie
- 0 % des femmes internautes adultes sont confrontées à la violence numérique
- 0 % des vidéos deepfake sont des images à caractère sexuel de femmes
Le féminicide est le meurtre délibéré d’une femme ou d’une fille en raison de son sexe. Il s’agit d’un problème universel et de la manifestation la plus brutale, la plus visible et la plus extrême du cycle de la violence basée sur le genre auquel les femmes et les filles sont confrontées.
Consulter la note conceptuelle disponible en français sur le site Onufemmes.
Le développement technologique rapide crée de nouveaux risques et intensifie la violence contre les femmes et les filles (VCFF), à travers le continuum en ligne-hors ligne... Comme le souligne le dernier rapport du Secrétaire général sur la VCFF , les technologies numériques ont fait émerger de nouvelles formes et de nouveaux schémas de VCFF, dont les abus liés à l’image, les hypertrucages pornographiques et la désinformation fondée sur le genre. Les auteurs de violences utilisent un large éventail d’outils et de plateformes numériques pour infliger des préjudices, des abus, des discours de haine, un contrôle, du harcèlement et des violences fondés sur le genre.
16 jours d'activisme contre la violence basée sur le genre. OnuFemmes, 2025, 4p. En téléchargement (format pdf: 174 Ko)
Campagne «Tous UNiS pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes d’ici à 2030»
La campagne des 16 Jours d’activisme contre la violence basée sur le genre est un événement international annuel qui débute le 25 novembre, date de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, et se poursuit jusqu’au 10 décembre, date de la Journée des droits humains. Lancée par des activistes du premier institut international pour le leadership des femmes (Women's Global Leadership Institute), elle continue d’être coordonnée chaque année par le Centre pour le leadership mondial des femmes (Center for Women's Global Leadership). Elle sert de cadre stratégique aux personnes et organisations du monde entier qui appellent à l’action pour prévenir et éliminer la violence à l’égard des femmes et des filles (VCFF).
Consulter les ressources de la campagne 2025 en ligne.
Cette année le thème de la campagne portera sur la fin des violences numériaues fondées sur le genre.
Les espaces numériques et en ligne devraient autonomiser les femmes et les filles. Cependant, pour des millions de femmes et de filles chaque jour, le monde numérique est devenu un champ de mines dans lequel elles subissent harcèlement, abus et contrôle.
Ce qui peut commencer modestement sur un écran, comme un message, un commentaire ou une publication, peut rapidement dégénérer en un torrent de menaces et de violence dans la vraie vie. Des photos privées sont volées, sans consentement. Des mensonges se répandent en quelques secondes. La localisation d’une femme ou d’une fille est surveillée. L’IA est utilisée comme une arme pour concevoir des deepfakes ayant pour but de faire honte aux femmes et les réduire au silence...
Actualité nationale
Les violences conjugales enregistrées par les services de sécurité en 2024 - Ministère de l'intérieur/ Service statistique ministériel de la sécurité intérieure, Intterstats Info rapide n°56, octobre 2025 - 8p.
En 2024, les services de sécurité ont enregistré 272 382 victimes de violences commises par leur partenaire ou ex-partenaire,soit un nombre quasi stable au regard du précédent exercice de 2023 (+0,4 %), alors qu’il avait doublé entre 2016 et 2023 dans un contexte de libération de la parole et d’amélioration des conditions d’accueil des victimes par les services de police et de gendarmerie.
Les deux tiers des violences conjugales consistent en des violences physiques; la grande majorité des victimes sont des femmes (84 % du total mais 98% pour les violences sexuelles) alors que les mis en cause sont le plus souvent des hommes (85 %). Comme en 2023, le Pas-de-Calais (16,1‰), la Réunion (14,9‰), la Somme (14,4‰) le Nord et la Seine-Saint-Denis (14,1‰ chacun) figurent parmi les départements qui affichent les plus forts taux de victimes enregistrées pour 1 000 habitantes âgées de 15 à 64 ans (10,6 ‰ en moyenne au niveau national).
A noter qu'en Outre-mer : La Réunion (14,9‰), la Guadeloupe (13,3‰), la Guyane (13,2‰), la Martinique (12,7‰), figurent bien au dessus de la moyenne nationale...
Mettre fin au déni et à l’impunité face aux viols et agressions sexuelles
Haut Conseil à l'Egalité entre les Femmes et les Hommes (HCEFH) (FRA, Paris), novembre 2025 - 176p.
Résumé: 93 % des victimes majeures de viols sont des femmes, 84 % des victimes mineures sont des filles, 97 % des mis en cause sont des hommes ou des garçons. 91 % des victimes majeures d'agressions sexuelles sont des femmes, 82 % des victimes mineures sont des filles, 96 % des mis en cause sont des hommes ou des garçons. Ce rapport de la commission de lutte contre les violences faites aux femmes du Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCE) analyse le parcours des victimes et formule une soixantaine de recommandations.
Campagne Guadeloupe
L’Archipel Guadeloupéen n’est pas épargné par ce phénomène. À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes du 25 novembre, l’État, la CAF , les collectivités et l’ensemble des acteurs associatifs se mobilisent du 24 au 29 novembre en Guadeloupe.
En effet, l’action 2024 s’intitule «AN SOLIDARITÉ AN FANMI É AN LANMOU ( Solidarité Famille Amour)
Consulter la page Culture, jeunesse, sports, cohésion sociale, droits des femmes & égalité sur le site de la Préfecture de Région Guadeloupe afin de connaître le programme des évènements prévus dans le cadre de cette journée
Guide Info Femmes
Ce guide pratique vise à aider à accueillir au mieux une femme victime de violences de la part de son partenaire et à savoir vers qui l'orienter.
Évaluer les violences avec le violentomètre
Le violentomètre est un outil d’auto-évaluation, avec 23 questions rapides à se poser, qui permettent de repérer les comportements violents et de mesurer si la relation de couple est saine ou au contraire, si elle est violente.
Le code couleur passe du vert au rouge, avec des exemples tirés du quotidien. Par exemple, « il s’assure de ton accord pour ce que vous faites ensemble » ou « est content quand tu te sens épanoui » sont des situations normales dans une relation saine. Dans le jaune/orange, « se moque de toi en public » ou « te manipule » doivent inciter à dire stop. « Te traite de folle quand tu lui fais des reproches » ou bien « te pousse, te secoue » sont dans le rouge. Dans ces cas, il y a danger : il est urgent de se protéger et de demander de l’aide.
Comment aider les femmes victimes de violences au sein du couple ?
L'État a publié en 2024 un guide pratique pour mieux accueillir les femmes victimes de violences de la part de leur partenaire. Exhaustif, il propose des définitions des violences, listes les peines encourues, explique les stratégies des agresseurs et recense de nombreuses ressources utiles pour orienter les femmes en détresse.
Plateforme Internet et numéros utiles
Mémo de Vie : une plateforme au service des personnes victimes de violences
Mémo de Vie est une plateforme gratuite et sécurisée qui accompagne les victimes de violences ainsi que leurs proches témoins afin de les aider à prendre conscience de leur situation et leur donner accès à des informations et des contacts correspondant à leurs besoins. Elle permet aussi de sauvegarder en toute discrétion et sécurité les documents officiels, photos, vidéos, enregistrements audios utiles pour les démarches.
Autres ressources
Ressources documentaires Promotion Santé - Violences, sexisme...